Forum à Turin
 
Forum Civilisation, architecture et art : de la Savoie au Piémont, foyer de l’Italie moderne

Catherine de Buzon, historienne d’art, directrice de l’Institut européen d’art
Christian Loubet, professeur en histoire des Arts et des Mentalités

Du 23 février au 1er mars 2009 – au départ de Paris, Nice et Marseille ou en séjour seul.

Intervenants*
• Christian Loubet, professeur d’Histoire de l’art et des mentalités
• Catherine de Buzon, historienne d’art, directrice de l’Institut Européen d’Art
* À noter : les intervenants ayant donné leur accord de principe plus de 9 mois à l’avance, leur participation est donc sous réserve de mission ou d’impondérables de dernière minute. Leur remplacement est garanti avec la même exigence de qualité.

Pour l’animation culturelle d’ensemble :
nos meilleurs guides locaux parlant français et une équipe d’accompagnateurs Arts et Vie.


Turin en Piémont… au “pôle nord” de l’Italie

Turin a longtemps cherché sa place au fil d’une histoire très complexe. Du village fondé par les Celtes, entre les grands cols alpestres et la plaine du Pô, les Romains firent un castrum (ville fortifiée). Plus tard, Charlemagne organisa autour la Marche d’Italie. En 1248, Frédéric II accorda le comté de Savoie et le Piémont à Thomas II, mais Turin, cité libre depuis 1136, défendit ses franchises jusqu’en 1280. Le comté de Nice acheté en 1388, fut la 3e province d’un état transalpin original. Depuis sa capitale, Chambéry, Louis de Savoie fonda en 1404 l’Université de Turin, foyer culturel majeur.
Occupée par les Français de 1536 à 1562, Turin devint alors la capitale de la Savoie, dont le duc Emmanuel-Philibert (lié aux Habsbourg) restaura l’indépendance. Toutefois, au XVIIe siècle, la Savoie occidentale avec Chambéry fut cédée à la France. Après l’annexion de la Sardaigne en 1720, le nouvel état s’ouvrit à l’Italie méditerranéenne, tout en restant ancré dans sa montagne.
Après une parenthèse française (1788-1814), la dynastie de Savoie instaura la monarchie de Piémont-Sardaigne, et organisa depuis Turin le Risorgimento, pour unifier l’Italie sous l’impulsion de Victor-Emmanuel II et de Cavour. Mais Nice devint française – au grand dam du Niçois Garibaldi. En 1861, le premier parlement italien se réunit à Turin, pour fonder sous l’égide des Savoie, le royaume d’Italie (qui dura jusqu’en 1946, au-delà de la parenthèse fasciste).
Le Piémont, parfois perçu comme le colonisateur du sud, connut, dans l’Italie unifiée, une grande prospérité industrielle et reçut nombre d’immigrés. En 1899, Agnelli y fonda la Fiat. Depuis, toutes les entreprises économiques et culturelles ont ici un siège. Turin fut aussi le centre essentiel de résistance et de lutte contre le fascisme (Gramsci y séjourna). L’urbanisme connut son apogée aux XVIe et XVIIe siècles : entre 1634 et 1675 Charles-Emmanuel II sollicita le théatin Guarino Guarini (sanctuaires du Saint-Suaire et de la Consolata, académie des Sciences, palais Carignan). Son successeur Victor-Amédée II (1676-1732) employa l’exubérant Filippo Juvara (palais Madama, basilique de Superga, Villa de Stupinigi). Le développement des arts est inscrit dans les collections de ces palais baroques (Musée égyptien, musée d’Art ancien, galerie Sabauda). La galerie d’Art moderne, la fondation Agnelli et le centre d’Art contemporain de Rivoli complèteront nos parcours (Turin fut vers 1960, le foyer de l’Arte Povera). Un parcours au quartier du Lingotto permettra d’appréhender l’ultra-modernité de l’urbanisme. Enfin, on prendra la mesure de la cité, puis de la tour Antonelliana,en un point de vue vertigineux. Une excursion au Mont Saint-Michel piémontais confirmera l’âpreté des paysages alpestres.
Turin a réuni essentiellement des trésors venus d’ailleurs, comme Les Riches Heures du duc de Berry. C’est, par ailleurs, un consul de France piémontais en Égypte sous Napoléon qui constitua la collection du Musée égyptien. Le Saint-Suaire fut acquis par le duc de Savoie et installé à Chambéry (1450), puis transféré à Turin (1578) dans un sanctuaire monumental (1694). Dans cette ville étrange et paradoxale, Nietzsche connut en 1889 la première crise de sa féconde démence. Vingt ans plus tard, De Chirico, dépaysé, imagina ici une peinture métaphysique dans l’ambiance de vastes places d’Italie. À nous de ressentir encore les paradoxes d’un carrefour où l’Italie savoyarde prend des airs de Suisse ou de Bavière…

Christian Loubet
Professeur en Histoire de l’art et des mentalités

AU PROGRAMME
:

UN CYCLE DE 5 CONFÉRENCES MAGISTRALES

“Les ex-voto en Piémont : images d’une dévotion populaire”, par Christian Loubet
“Égyptomania ou quand le sphinx devient loquace…”, par Catherine de Buzon
“De Chirico : l’énigme sur la Place”, par Christian Loubet
“La guérilla artistique de l’Arte povera”, par Catherine de Buzon

* À noter : les intervenants ayant donné leur accord de principe plus de 9 mois à l’avance, leur participation est donc sous réserve de mission ou d’impondérables de dernière minute. Leur remplacement est garanti avec la même exigence de qualité.

DES VISITES D’EXCEPTION
Sous la conduite de l’un de nos intervenants. Droit de parole obtenu à titre exceptionnel.
• La galerie Sabauda.
• La galerie d’art moderne.

DES ITINERAIRES CULTURELS A TURIN en compagnie de nos meilleurs guides italiens parlant français:
Des itinéraires culturels à Turin
par demi-journées et en compagnie de nos meilleurs guides locaux.
Le centre-ville. Le Palais royal (intérieur) ; l’armurerie ; le Duomo ; San Lorenzo ; la Mole Antonelliana, symbole de la ville de Turin ; qui renferme aujourd’hui un musée du Cinéma et offre une magnifique vue sur la colline turinoise et un splendide panorama, la place Vittorio Veneto.
Le palais de l’académie des Sciences avec le Musée égyptien.
Les palais baroques. Le palais Madama avec le musée d’Art ancien et le palais Carignan (extérieur).
Parcours des églises. San Filippo Neri, le sanctuaire de la Consolata, la basilique Superga. Sur le chemin du retour, vues extérieures des villas Art nouveau et panorama sur le Valentino.
La Reggia di Venaria Reale, une des plus grandes résidences de la famille de Savoie en Piémont, conçue par l’architecte Amadeo di Castellamonte. L’ensemble comprend aussi le parc et le bourg historique de Venaria.
Le Lingotto, immense quartier d’architecture moderne qui comporte entre autres la passerelle olympique et la pinacothèque Agnelli, dessinée par l’architecte Renzo Piano (25 œuvres d’art y sont présentées).

• Demi-journée d’excursion
en compagnie de guides italiens parlant français :
Le Castello di Rivoli et son centre d’art contemporain.
La Sacra di San Michele.

POUR ACCUEILLIR LE FORUM, UN TRÈS BEL HÔTEL4* :
Le Starhôtel Majestic situé en centre-ville avec salle de conférence. Toutes les chambres possèdent une salle de bain avec une baignoire ou une douche. Pour votre confort : mini-bar, coffre, sèche-cheveux, téléphone et télévision satellite, air conditionné, wi-fi.

 


Du 23 février au 1er mars 2009– au départ de Paris, Marseille et Nice ou en séjour seul.

Prestations incluses :
• pour la formule avec transport, Paris/Turin A/R sur vols réguliers Air France, ou Marseille ou Nice/Turin A/R en car
• les taxes aériennes
• les transferts
• l’hébergement à l’hôtel Starhôtel Majestic (ou similaire en cas d’exceptionnelle indisponibilité), en chambre double
• la demi-pension du dîner du 1er jour au petit-déjeuner du dernier moins un dîner libre
• l’ensemble du programme culturel (conférences, musées, excursions, balades thématiques...)
• le concours d’intervenants spécialisés pour les conférences et visites de musées
• l’assistance de l’équipe culturelle d’Arts et Vie et les services de guides italiens parlant français

Possibilité d’approche avion province-Paris à tarif préférentiel : 130 €

À prévoir :
• les repas libres
• les pourboires. Montant laissé à votre appréciation.

Pour accompagner ce voyage, nous vous offrons un guide.