Turin en Piémont… au “pôle nord” de l’Italie
Turin a longtemps cherché sa place au fil d’une histoire
très complexe. Du village fondé par les Celtes, entre
les grands cols alpestres et la plaine du Pô, les Romains firent
un castrum (ville fortifiée). Plus tard, Charlemagne organisa
autour la Marche d’Italie. En 1248, Frédéric II
accorda le comté de Savoie et le Piémont à Thomas
II, mais Turin, cité libre depuis 1136, défendit ses franchises
jusqu’en 1280. Le comté de Nice acheté en 1388,
fut la 3e province d’un état transalpin original. Depuis
sa capitale, Chambéry, Louis de Savoie fonda en 1404 l’Université
de Turin, foyer culturel majeur.
Occupée par les Français de 1536 à 1562, Turin
devint alors la capitale de la Savoie, dont le duc Emmanuel-Philibert
(lié aux Habsbourg) restaura l’indépendance. Toutefois,
au XVIIe siècle, la Savoie occidentale avec Chambéry fut
cédée à la France. Après l’annexion
de la Sardaigne en 1720, le nouvel état s’ouvrit à
l’Italie méditerranéenne, tout en restant ancré
dans sa montagne.
Après une parenthèse française (1788-1814), la
dynastie de Savoie instaura la monarchie de Piémont-Sardaigne,
et organisa depuis Turin le Risorgimento, pour unifier l’Italie
sous l’impulsion de Victor-Emmanuel II et de Cavour. Mais Nice
devint française – au grand dam du Niçois Garibaldi.
En 1861, le premier parlement italien se réunit à Turin,
pour fonder sous l’égide des Savoie, le royaume d’Italie
(qui dura jusqu’en 1946, au-delà de la parenthèse
fasciste).
Le Piémont, parfois perçu comme le colonisateur du sud,
connut, dans l’Italie unifiée, une grande prospérité
industrielle et reçut nombre d’immigrés. En 1899,
Agnelli y fonda la Fiat. Depuis, toutes les entreprises économiques
et culturelles ont ici un siège. Turin fut aussi le centre essentiel
de résistance et de lutte contre le fascisme (Gramsci y séjourna).
L’urbanisme connut son apogée aux XVIe et XVIIe siècles
: entre 1634 et 1675 Charles-Emmanuel II sollicita le théatin
Guarino Guarini (sanctuaires du Saint-Suaire et de la Consolata, académie
des Sciences, palais Carignan). Son successeur Victor-Amédée
II (1676-1732) employa l’exubérant Filippo Juvara (palais
Madama, basilique de Superga, Villa de Stupinigi). Le développement
des arts est inscrit dans les collections de ces palais baroques (Musée
égyptien, musée d’Art ancien, galerie Sabauda).
La galerie d’Art moderne, la fondation Agnelli et le centre d’Art
contemporain de Rivoli complèteront nos parcours (Turin fut vers
1960, le foyer de l’Arte Povera). Un parcours au quartier du Lingotto
permettra d’appréhender l’ultra-modernité
de l’urbanisme. Enfin, on prendra la mesure de la cité,
puis de la tour Antonelliana,en un point de vue vertigineux. Une excursion
au Mont Saint-Michel piémontais confirmera l’âpreté
des paysages alpestres.
Turin a réuni essentiellement des trésors venus d’ailleurs,
comme Les Riches Heures du duc de Berry. C’est, par ailleurs,
un consul de France piémontais en Égypte sous Napoléon
qui constitua la collection du Musée égyptien. Le Saint-Suaire
fut acquis par le duc de Savoie et installé à Chambéry
(1450), puis transféré à Turin (1578) dans un sanctuaire
monumental (1694). Dans cette ville étrange et paradoxale, Nietzsche
connut en 1889 la première crise de sa féconde démence.
Vingt ans plus tard, De Chirico, dépaysé, imagina ici
une peinture métaphysique dans l’ambiance de vastes places
d’Italie. À nous de ressentir encore les paradoxes d’un
carrefour où l’Italie savoyarde prend des airs de Suisse
ou de Bavière…
Christian Loubet
Professeur en Histoire de l’art et des mentalités
AU
PROGRAMME :
UN CYCLE DE 5 CONFÉRENCES MAGISTRALES
• “Les ex-voto en Piémont : images d’une
dévotion populaire”, par Christian Loubet
• “Égyptomania ou quand le sphinx devient
loquace…”, par Catherine de Buzon
• “De Chirico : l’énigme sur la Place”,
par Christian Loubet
• “La guérilla artistique de l’Arte
povera”, par Catherine de Buzon
* À noter : les intervenants ayant donné
leur accord de principe plus de 9 mois à l’avance, leur
participation est donc sous réserve de mission ou d’impondérables
de dernière minute. Leur remplacement est garanti avec la même
exigence de qualité.
DES VISITES D’EXCEPTION
Sous la conduite de l’un de nos intervenants. Droit de parole
obtenu à titre exceptionnel.
• La galerie Sabauda.
• La galerie d’art moderne.
DES ITINERAIRES CULTURELS A TURIN
en compagnie de nos meilleurs guides italiens parlant
français:
• Des itinéraires culturels à Turin
par demi-journées et en compagnie de nos meilleurs guides locaux.
Le centre-ville. Le Palais royal (intérieur) ; l’armurerie
; le Duomo ; San Lorenzo ; la Mole Antonelliana, symbole de la ville
de Turin ; qui renferme aujourd’hui un musée du Cinéma
et offre une magnifique vue sur la colline turinoise et un splendide
panorama, la place Vittorio Veneto.
Le palais de l’académie des Sciences avec le Musée
égyptien.
Les palais baroques. Le palais Madama avec le musée d’Art
ancien et le palais Carignan (extérieur).
Parcours des églises. San Filippo Neri, le sanctuaire de la Consolata,
la basilique Superga. Sur le chemin du retour, vues extérieures
des villas Art nouveau et panorama sur le Valentino.
La Reggia di Venaria Reale, une des plus grandes résidences de
la famille de Savoie en Piémont, conçue par l’architecte
Amadeo di Castellamonte. L’ensemble comprend aussi le parc et
le bourg historique de Venaria.
Le Lingotto, immense quartier d’architecture moderne qui comporte
entre autres la passerelle olympique et la pinacothèque Agnelli,
dessinée par l’architecte Renzo Piano (25 œuvres d’art
y sont présentées).
• Demi-journée d’excursion
en compagnie de guides italiens parlant français :
Le Castello di Rivoli et son centre d’art contemporain.
La Sacra di San Michele.
POUR ACCUEILLIR LE FORUM, UN TRÈS
BEL HÔTEL4* :
Le Starhôtel Majestic situé en
centre-ville avec salle de conférence. Toutes les chambres possèdent
une salle de bain avec une baignoire ou une douche. Pour votre confort
: mini-bar, coffre, sèche-cheveux, téléphone et
télévision satellite, air conditionné, wi-fi.
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Du
23 février au 1er mars 2009– au départ
de Paris, Marseille et Nice ou en séjour seul.
Prestations
incluses :
• pour la formule avec transport, Paris/Turin
A/R sur vols réguliers Air France, ou Marseille ou
Nice/Turin A/R en car
• les taxes aériennes
• les transferts
• l’hébergement à l’hôtel
Starhôtel Majestic (ou similaire en cas d’exceptionnelle
indisponibilité), en chambre double
• la demi-pension du dîner du 1er jour au petit-déjeuner
du dernier moins un dîner libre
• l’ensemble du programme culturel (conférences,
musées, excursions, balades thématiques...)
• le concours d’intervenants spécialisés
pour les conférences et visites de musées
• l’assistance de l’équipe culturelle
d’Arts et Vie et les services de guides italiens parlant
français
Possibilité
d’approche
avion province-Paris à tarif préférentiel
: 130 €
À
prévoir :
• les repas libres
• les pourboires. Montant laissé à votre
appréciation.
Pour
accompagner ce voyage, nous vous offrons un guide.
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