Pays et paysages divers
Depuis très longtemps, nous nous laissons porter de par le monde, sur les ailes d’Arts et Vie.
Emerveillement dans le 4 x 4 qui traversait le parc Kruger : arrêt moteur et silence absolu pour laisser le roi lion, sa compagne et ses 2 petits passer devant nous.
Emerveillement espéré dans la barque à fond de verre, naviguant le long de la barrière de corail. La pollution étant déjà passée par là nous n’avons vu que peu de poissons et un corail terne et même blanc. Heureusement, 3 de nos compagnons, munis de palmes et de tubas ont plongé dans l’océan d’un bleu turquoise, sublime sous un nuage noir et ondulant formé de sternes braillardes. Eux qui avaient nagé parmi les poissons, nous affirmaient que la barrière de corail méritait bien d’être classée au patrimoine de l’humanité et ils rapportaient de leur promenade sous-marine une profusion de couleurs qu’aucun peintre ne pourrait reproduire. Ils nous racontèrent leurs rencontres : coraux rouges, oranges roses et même noirs.
Quant aux poissons disaient-ils, ils effectuaient des ballets gracieux en habits d’apparat où se croisaient des camaïeux clairs ou foncés, pastel ou vif comme pour bien enregistrer leur rencontre nous la décrivaient :
· Camaïeu de vert allant du sombre du sapin au plus doux de la prairie.
· Teinte soutenue du jaune moutarde au jaune plus nuancé du citron.
· De même pour les teintes rouges pour lesquelles ils parlaient de rouille, de sang, de coquelicot même de cerise et de vermillon.
Les poissons, oui, mais que dire des oiseaux du Costa Rica ? entre toucans, colibris, perroquets et autres ce n’était qu’un arc-en-ciel d’ailes chatoyantes au-dessus de nos têtes.
Les forêts françaises sont splendides en automne mais ce qui fait la curiosité du Canada et ce pourquoi Arts et Vie nous y emmène en septembre octobre c’est que les érables semblent enflammer les forêts avec leur teinte monochrome et c’est vrai que le tableau est somptueux comme est somptueux le tableau produit par l’éruption du Stromboli.
« Tous debout demain à 3 heures, chaussures très confortables, canne si vous avez » notre guide semble nous préparer à une épreuve physique peu commune. En effet, nous voilà partis pour le Mont Moïse avec sentier difficile, pente soutenue et 750 marches car, partis de 1570 m nous sommes arrivés à 2285 m. Ce fut une épreuve, d’autant plus que certains d’entre nous s’échappaient derrière les buissons pour soulager des intestins en désaccord avec les coutumes locales et que nous sentions dans le dos le souffle des dromadaires pressés de nous doubler.
Puis arrivée sur le mont pour voir … Apparaître Moïse ? que nenni … pour assister au lever du soleil. Les « Oh ! » de dizaines de personnes présentes ont forcément réveillé les touristes qui avaient passé la nuit, là, pour ne rien rater.
Oui, beau, beau souvenir …
Mais n’oublions pas, que Arts et Vie, intitule son catalogue « Voyages culturels » c’est-à-dire que si l’on est sensible aux couleurs et aux paysages, beaucoup d’autres choses doivent combler nos sorties.
Visite d’un atelier de fabrication de bijoux par des personnes handicapées. Apprentissage de la « dot painting » (peinture par points), chez les aborigènes.
Communion avec Linda de Suza dont on entend des chants, dans un sombre bistrot à Porto.
Sueur qui coule dans le dos lorsqu’à Rome, enfermés dans une pièce chaude et sombre nous regardions des tableaux de Le Caravage dont la couleur préférée à l’évidence était le clair-obscur.
Si le bleu de l’océan et la couleur fauve de l’ambre à Gdansk nous éloignaient de ce que nous avions vu plus tôt, nous ne pouvions pas oublier notre visite aux camps de concentration. Evidemment, jamais, jamais, l’émotion n’avait été aussi intense, jamais notre malaise aussi grand.
Tristesse en pensant à Alep et Palmyre. Palmyre que l’on atteignait après 3 h de trajet dans le désert, Alep où l’on se promenait sans crainte et où les souks embaumaient le savon. Que reste-t-il de ces merveilles ? et je me dis : « heureux ceux qui ont vu ces lieux dans leurs splendeurs ».
Culture aussi avec la politique.
Les difficultés de l’Irlande, la figure incontournable de Mandela étaient connues mais en entendre parler sur place, nous permet de les cerner davantage.
Et puis Arts et Vie n’oublie pas que ses adhérents sont souvent enseignants et je n’étonnerai personne en disant qu’en revoyant une salle de classe où nous apportons quelques fournitures ou en participant aux jeux de la récréation, nous, les retraités, nous redevenons tout frétillants !
Et enfin un peu de fierté nationale !
Accueillis en Afrique du Sud en un lieu appelé « Au coin des Français », le guide nous explique : « Des Huguenots, exilés de France après la révocation de l’Edit de Nantes, arrivent au cap en 1688… ».
Merci Arts et Vie.
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