Kaleïdoscope d'impressions au pays du Matin calme

Comme Arts et Vie, laissez-vous surprendre par la culture high tech et millénaire de la Corée du Sud.

 
À partir des années 1980, la réussite économique de ce dragon asiatique fut si fulgurante qu’elle a souvent oblitéré dans l’esprit des européens toutes les autres facettes de son identité. Discrète et méconnue, la Corée est un extraordinaire terrain de découvertes. Non, le pays ne se contente pas de produire de froids ordinateurs !  Héritier d’une culture raffinée et d’une tradition spirituelle très forte, il voue un véritable culte à la nature qui se déploie en majesté… au-delà des forêts de gratte-ciel.
 
Les « geeks » ne jurent que par ses fleurons technologiques du type Samsung, les économistes érigent ses succès en cas d’école, les cinéphiles adorent son 7e art incisif, et les adolescents, ses stars de K-pop…  Mais bien peu d’entre nous sauraient esquisser un portrait d’ensemble de la Corée du Sud. Derrière l’ultra-modernité contemporaine, résonnent des siècles de tradition bouddhiste et confucéenne, d’amour de la littérature et de la calligraphie. Souvent convoité et malmené par ses puissants voisins - la Chine à l’ouest, le Japon à l’est -, le pays dut régulièrement batailler pour défendre l’intégrité de son identité, manifestant tout au long de son histoire une résilience qui force le respect.
 
Racines culturelles
Au tournant de l’ère chrétienne, trois royaumes dominaient le territoire de la Corée, dont celui de Silla qui finit par l’emporter sur les autres pour créer un pouvoir unifié à partir de 668. La Corée connut alors un âge d’or. La capitale de Silla, Gyeongju, devint avec près d’un million d’habitants l’une des plus grandes cités du monde et ses vestiges sont passionnants :  observatoire astronomique du VIIe siècle, temples imposants, nécropoles royales d’où proviennent des joyaux… 
 
Pour comprendre la richesse de la culture coréenne, il faut aussi se rendre à Haiensa, dont le temple renferme un grand trésor national : le Tripitaka Koreana. On y trouve les 80 000 planches de bois gravé qui permirent d’imprimer au milieu du XIIIe siècle (200 ans avant Gutenberg tout de même !) l’un des plus complets recueils de textes bouddhiques. Il faut aller à Andong qui devint sous la dynastie Joseon (1392-1897) un haut lieu de la noblesse avec nombre d’écoles confucéennes formant de célèbres lettrés. C’est sous l’égide de cette dynastie Joseon que Seoul devint la capitale de la Corée en 1394. Ses palais royaux ont été préservés dans des oasis de verdure, et quelques maisons traditionnelles demeurent imperturbables en plein cœur de la mégalopole truffée de gratte-ciels, la troisième du monde…
 
Montagnes sacrées
Les Coréens occupent une péninsule qui leur offre de magnifiques échappées maritimes, mais ils vénèrent surtout la montagne, imposante dans tout le centre du pays. Les sommets répondent à leur profonde aspiration spirituelle... Le Mont Jiri abrite ainsi des temples bouddhistes de premier plan et son nom signifie : « ici, les fous deviennent sages » ! Le Mont Songni parsemé de lacs et de forêts s’enorgueillit du temple Beopjusa : un monastère chargé de 1500 ans d’histoire, l’un des plus célèbres du pays avec sa pagode en bois de cinq étages et son bouddha en bronze haut de 33 mètres. 
 
La Corée du Sud avec Arts et Vie
Notre circuit au pays du Matin Calme offre un va et vient constant entre les époques, entre villes et campagnes. Vous visitez tous les hauts-lieux évoqués précédemment, et bien d’autres encore :  Busan, premier port du pays ; Hahoe, village typique du XVe siècle, classé par l’Unesco… Vous participez à un atelier de cuisine pour être initié aux règles de la gastronomie nationale, vous assistez à la prière du soir dans le temple de Beopjusa. La Corée vous ouvre son âme.
 

Comme Arts et Vie, laissez-vous surprendre par la culture high tech et millénaire de la Corée du Sud.

Envie d'un voyage sur mesure ?