La villa San Martino sur l'île d'Elbe Pixabay L'église Saint-Martin de Patrimonio P.Bona La villa des Milelli à Ajaccio M. Prozz La cathédrale de l’Assomption d'Ajaccio J.P. Grandmont D.R. La baie de Portoferraio L'Hôtel de Ville de Portoferraio T. Portino Vue sur Saint-Florent et sa baie P. Maxim Massalitin La tour génoise de l'ïle-Rousse P.Bona Statue de Napoléon à Ajaccio Needpix Bastia et son port  A.V./D.R. La maison natale de Napoléon à Ajaccio H. Stinger Ajaccio et son golfe JBM La citadelle de Corte Amada
Escapade 8 jours / 7 nuits
Les temps forts

  • Ajaccio, l'empereur et sa ville natale
  • Bastia, Bonaparte et la ville des lumières
  • Excursions à l'Île-Rousse, Calvi, Patrimonio et au golfe de Saint-Florent
  • 2 jours d'exception sur l'île d'Elbe

Nouveau
15 à 25 participants
Forfait par personne : à partir de 2 320
Escapade conçue et réalisée en partenariat avec le magazine Historia et avec la participation exceptionnelle de Pierre Branda de la Fondation Napoléon.

Historien du Premier Empire, Pierre Branda a publié une vingtaine d’ouvrages sur cette période dont Le prix de la gloire : Napoléon et l’argent, plusieurs fois primé, Les secrets de Napoléon, une biographie remarquée de Joséphine, La Saga des Bonaparte et prépare une histoire de Napoléon à Sainte-Hélène à paraître en 2021. Il a également participé à de nombreux documentaires et émissions sur le sujet dont notamment plusieurs Secrets d’Histoire. Il dirige à la Fondation Napoléon le service patrimoine et sera en 2021 commissaire de deux expositions majeures, l’une consacrée à Joséphine et la seconde à la mort de Napoléon.
Du 14 au 21/06/2021

Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio en 1769 alors que la Corse vient d’être « rachetée » à Gênes par la France. 45 ans plus tard, l’empereur déchu vit un exil doré de 300 jours sur un caillou ancré à quelques encablures de Bastia : c’est l’île d’Elbe, érigée en principauté pour l’occasion. Dans la lumière de la Méditerranée, ce voyage inédit retrace la destinée hors-norme du monarque mort il y a tout juste 250 ans. En prime : les conférences de Pierre Branda, historien spécialiste de l’Empire.

1er jour : Paris/Bastia – Bonaparte et la ville des lumières.

Vol pour Bastia. Découverte de la ville depuis la porte Louis XVI, dont l'attique orné d'un bas-relief exalte la monarchie triomphante et la royauté de droit divin, là où se trouvait autrefois une place publique où avait lieu les pendaisons. Continuation vers la place de la Cour, rappelant que Bastia était capitale du royaume de Corse sous la République de Gênes en 1637. En tant que siège du pouvoir politique et militaire, les bâtiments publics et religieux y sont nombreux, comme l'ancien palais des gouverneurs génois, où dans ses prisons fut enfermé le haut clergé romain déporté en Corse sur ordre de Napoléon en 1811. Puis on évoquera les intermèdes de Napoléon Bonaparte dans cette ville au trafic maritime et commercial important. C’est depuis la marine que Napoléon embarqua pour la première fois le 15 décembre 1778 pour Livourne, avec son père et son frère aîné Joseph, afin de rejoindre la France métropolitaine et le collège d'Autun. À cette occasion sera présenté le document inédit qui l’atteste, à la direction des fonds patrimoniaux de la ville.

2e jour : Bastia – excursion à l'Île-Rousse et Calvi.

Départ par la vallée de l’Ostriconi pour l'Île-Rousse. Découverte de la cité paoline, ancien port franc fondé par le "babbu", Pascal Paoli père de la patrie au XVIIIe siècle. Puis, départ pour Calvi, dernière escale insulaire de l'empereur avant l’exil. Visite de la citadelle, où les Bonaparte reçurent l’hospitalité du parrain de l'empereur, Laurent Giubega, qui joua un rôle prépondérant dans l’orientation de sa politique. Le 11 juin, les Bonaparte partaient pour la France accompagnés de l’abbé Coti et quelques autres partisans de la France. Le capitaine Bonaparte arriva à Toulon, avec sa famille, le 13 juin 1793. Il ne devait plus revoir la Corse qu’une seule fois, à son retour d’Égypte. Retour vers Bastia.

3e jour : Bastia – excursion à Saint-Florent et Patrimonio.

Départ par le col de Teghime pour rejoindre la baie de Saint-Florent. Embarquement pour une courte croisière jusqu’au littoral de l’Agriate à la découverte de l’histoire du golfe de Saint-Florent et de la célèbre tour de la Mortella, symbole de la résistance corse. Au XVIIIe siècle, l'intérêt stratégique de ce golfe est primordial : après la révolution, les anglais en guerre contre la France républicaine interviennent en Corse. La tour redevient rapidement française. En février 1794, 26 navires anglais sous les ordres de l'amiral Hood mouillent à Saleccia et assiègeront par la terre l'édifice. La tour, bien qu'endommagée, résista et permis aux troupes françaises de fortifier les hauteurs environnantes. L'amiral Nelson, impressionné par la solidité du bâtiment, en fit relever les plans. Quand il fut nommé Lord de l'Amirauté, ce dernier fit construire un chapelet de tours le long des côtes anglaises et irlandaises qui ressemblent étrangement à la tour de la Mortella et qui ont pour nom Mortello Towers. La pression exercée par la marine anglaise a poussé Napoléon à améliorer la défense du golfe de Saint-Florent en 1811. Continuation vers Patrimonio. Conférence par Pierre Brenda : "La saga des Bonaparte". Puis, promenade jusqu’au promontoire où se trouve l’église San Martinu. En contrebas, on distingue la maison de l'ex-conventionnel Arena, frère de Joseph Antoine Arena, né en Corse au sein d'une famille ennemie de celle des Bonaparte. Dégustation de vins au domaine Arena. Retour à Bastia par le col de Teghime.

4e jour : Bastia/l'île d'Elbe.

Embarquement matinal à bord d'un ferry pour l’île d’Elbe. Arrivée à Portoferraio où l'empereur débarqua le 4 mai 1814, déchu du trône de France par le Sénat le 3 avril 1814. Il y sera exilé pendant 300 jours : le traité de Fontainebleau lui en accordait en effet la propriété et la souveraineté et à n’exercer le titre d’empereur que sur ce petit territoire. Contrairement à ce que l'on pense souvent, Napoléon n'y fut pas emprisonné : il choisit le lieu de son exil et y régna, apportant un grand nombre d’innovations. Pour la première fois, l’Elbe fut unifiée sous un même drapeau. Découverte de l’île où de nombreux lieux gardent la trace du passage du l'empereur : le golfe de Procchio ; la plage de la Paolina ; l'ermitage de la Madonna del Monte ; la fontaine Napoléon à Poggio ; la forteresse de Porto Azzuro, résidence de Napoléon du 5 au 24 septembre 1814. Puis, à Capoliveri, visite de l’église paroissiale de San Michele, bel exemple d’architecture romane. Balade dans les ruelles ou "chiassi" qui caractérisent les quartiers pittoresques. Installation à l’hôtel. Conférence par Pierre Brenda : "Napoléon et l’île d’Elbe".

5e jour : l'île d'Elbe/Bastia.

Départ pour la visite de Portoferraio, entourée de fortifications réputées imprenables. Recréant rapidement une petite cour, Napoléon y organisa un gouvernement. Avec la venue de Pauline et de Madame Mère, la vie mondaine reprit son cours : soirées théâtrales et musicales, bals et réceptions furent fréquemment organisés. L'hôtel de ville de Portoferraio fut la première résidence de Napoléon du 4 au 21 mai 1814. Il y occupait un appartement qui avait été auparavant celui du chef de bataillon Joseph Hugo et de son jeune fils, Victor. Visite du musée national la Palazzina dei Mulini dont la partie centrale fut construite pour accueillir Marie-Louise et le roi de Rome (qui n'y vinrent jamais !). Découverte d’une partie des pièces du rez-de-chaussée, habitées par l'empereur. Puis, passage devant l'église de la Miséricorde (où chaque année une messe est dite le 5 mai en commémoration de la mort de Napoléon) avant d’arriver au 12 via Ferandini à la Casa Vantini, résidence de Madame Mère. Continuation pour la villa di San Martino, résidence d’été de Napoléon qui abrite des vestiges et des oeuvres d'art datant de la période de son exil. Visite des forteresses des Médicis et du fort Falcone, l’ancienne caserne napoléonienne. Embarquement à bord du ferry et retour à Bastia. Installation à l’hôtel.

6e jour : Bastia/Corte/Bocognano/Ajaccio.

Route jusqu'à Ponte Novu, où, le 8 mai 1769, les troupes de Paoli tombèrent face aux Français. Continuation jusqu’à Corte, fondée sur un piton rocheux par les Aragonais. Montée en train touristique et balade au cœur du quartier historique, au fil des remparts de la citadelle. Sa situation exceptionnelle fit de la ville l’enjeu des luttes de pouvoir qui déchirèrent l’île au XVIIIe siècle ; Pascal Paoli y sera élu général de la nation et fera de la Corse le premier état à se doter d'une constitution démocratique. Découverte de l'évolution de la ville sous le Premier Empire : place Padoue et la statue du général Padoue, place Paoli, université. Route pour le village de Bocognano où Napoléon se réfugia lors de sa fuite en 1793. Il y sera fait prisonnier par les troupes paolistes mais s’en échappera grâce à ses fidèles amis. Visite du Palazzu di Napuliò, édifié entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe à la demande de Napoléon Bonaparte qui souhaitait disposer d’une résidence d’été à Bocognano, village de ses aïeux. Il n'y résida finalement pas. Cette bâtisse au caractère intime est aujourd'hui en partie aménagée en écomusée. Route pour Ajaccio. Installation à l’hôtel.

7e jour : Ajaccio.

Journée consacrée à l’empreinte laissée par l’empereur dans la ville, de sa naissance aux travaux du Premier Empire, en passant devant les monuments élevés en son honneur. Visite de la cathédrale où Napoléon fut baptisé le 21 juillet 1771, puis de sa maison natale. Depuis la place Foch devant la fontaine des Quatres-Lions, la ville se rationalise au rythme des nouvelles conceptions de l’urbanisme de la fin du XVIIIe siècle. Promenade du cœur du quartier u Borgu et découverte de la chapelle impériale. Puis, visite du palais Fesch, qui sert d’écrin au musée des Beaux-Arts. Conférence : "Napoléon et Pozzo di Borgo, cousins et ennemis jurés" par Anna Moretti, docteur à l'université de Corse (sous réserve). En fin d’après-midi, parcours en bus impérial panoramique du cours Grandval à la place d’Austerlitz à la découverte de l’ensemble monumental à la gloire de l’empereur. Itinéraire jusqu’au site de la Parata pour admirer les îles Sanguinaires. Retour à Ajaccio par la route littorale.

8e jour : Ajaccio/Alata/Paris.

Départ pour Alata à la découverte de la propriété des Milelli, où la famille de Napoléon se rendait lors des fortes chaleurs. La propriété entre dans le patrimoine familial à la fin du XVIIIe siècle grâce à Charles-Marie Bonaparte. Avant d’être un lieu de repos, c’était avant tout une source de revenus grâce à la production d’huile d’olive. La maison se compose d’un rez-de-chaussée servant d’étable et de saloir à viande, d’un étage tenant pour lieu de vie et d’un grenier utilisé pour entreposer les fruits, tandis que l’oliveraie couvre approximativement 11 hectares. Outre ses longues méditations au pied d'un chêne centenaire et ses discussions sans fin avec Carlo Andrea Pozzo di Borgo, Napoléon y rédige ses premiers écrits politiques dont la fameuse "Lettre à Buttafoco", en janvier 1791. Il y retournera en 1799 avec tout son état-major lors de son escale au retour de la campagne d’Égypte. Promenade dans ce cadre enchanteur. Transfert vers l’aéroport et vol pour Paris.

À noter : l'itinéraire pourra être modifié en raison d'impératifs locaux.


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Dates et prix

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