Vue sur Jaén et sa cathédrale  R. Agonidas Assiette de Tapas andalouses D.R. Taureau dans la Finca Orellana de Perdiz Finca Orellana de Perdiz Le château Santa Catalina de Jaén D. Estefania La cité romaine de Cástulo Infos Linares Les jambons de Trevélez D.R. Le château Maure et la cathédrale de Guadix A. Gracier Vue sur Capileira et la Sierra Nevada D. Asconto Les différents fromages de brebis de Lanjarón A. De Noa Dans les rues de Baeza Turismo de España Vue sur l’Alhambra à Grenade A.V./P.-O. Lhermite L’Alhambra de Grenade A.V. Jardins de l’Alhambra à Grenade A.V./J.-P. Levrault
Circuit 8 jours / 7 nuits
Les temps forts

  • la cathédrale de Jaén, l'essence de la Renaissance
  • la découverte de l'activité d'élevage des taureaux dans une finca
  • la coupole de la salle des Ambassadeurs, chef-d'oeuvre de l'Alhambra
  • des dégustations et un cours de cuisine

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15 à 25 participants
Forfait par personne : à partir de 1 670

À la pointe méridionale de l’Europe, l’Andalousie apparaît comme l’une des régions les plus comblées du vieux continent. Terre inondée de soleil entre océan Atlantique et mer Méditerranée, paradis des agrumes et des oliviers, elle se fait parfois résolument montagneuse en dessinant à plus de 3 000 mètres d’altitude un relief déchiqueté où se nichent des villages immaculés. La civilisation maure y brilla du IX au XVe siècle - lui léguant au passage des trésors inestimables tel l’Alhambra de Grenade - et laissa une empreinte durable dans bien des domaines artistiques. Dotée d’une personnalité très affirmée, l’Andalousie fait vivre avec entrain ses traditions populaires. Elle cultive aussi un goût prononcé pour la bonne chère qui nous la rend d’autant plus délicieuse…

1er jour : Paris/Málaga/Jaen/Baeza (245 km de route – 2 h 40).

Vol pour Málaga. A l'arrivée, route pour Jaén, et déjeuner libre en cours de route. Ville au décor montagneux, cité romaine puis arabe jusqu’à la Reconquête. La capitale de la province possédant le plus grand nombre d'espaces protégés, de châteaux et de forteresses de toute l'Espagne, se trouve au cœur d'une mer d'oliviers. Son origine, comme point de rendez-vous des caravanes arabes, son importance en tant que place forte sur la frontière castellano-musulmane pendant la Reconquête, et sa place centrale dans la production d'huile d'olive, laquelle lui a valu le surnom de « Capitale mondiale de l'huile d’olive », font de cette ville un lieu incontournable pour tout voyageur. La partie la plus ancienne de Jaén est dominée par la forteresse arabe érigée sur le cerro de Santa Catalina. La hauteur du site permet de profiter de l'une des plus belles vues sur la ville et la vallée du Guadalquivir. Visite de son centre ancien, réseau de ruelles étroites et pentues, au parcours sinueux, dont le tracé n’a guère changé depuis l’époque musulmane. Sur les anciennes mosquées ont poussé depuis longtemps des églises, lieux de dévotion des habitants de ces quartiers populaires de la ville. Découverte de la cathédrale, le grand monument de Jaen. Conçue par l’architecte Andrès de Vandelvira, elle fut construite sur l’ancienne mosquée. Elle synthétise l’essence de la Renaissance. Ses lignes inspirèrent par ailleurs une grande partie de l’architecture religieuse de l’Amérique Latine, raison pour laquelle ce monument historique artistique aspire à se convertir en patrimoine de l’Humanité. Puis, les Bains Arabes qui représentent le fabuleux héritage laissé par le royaume d’Al-Andalus à Jaen. Les plus grands d’Europe, ils furent construits au XIe siècle dans les sous-sols du Palais de Villardompardo. L’intérieur s’articule autour des salles froide, tiède et chaude, selon le schéma des thermes romains. Le rétablissement de l’ouvrage par l’architecte Luis Berges lui valut le prix Europa Nostra. En fin de journée, route pour Baeza. Dîner et hébergement à l’hôtel.

2e jour : Baeza – excursion à Linares (100 km – 1 h).

Le matin, départ pour la visite d’une huilerie. Découverte du procédé de fabrication de l'huile d'olive et dégustation. Puis route pour Linares, ancienne ville minière située au pied de la Sierra Morena, près de la voie romaine qui reliait autrefois Cadix et Rome, afin de rejoindre le petit village de Castulo. C’est aujourd’hui un important site archéologique puisque des vestiges attestant de la présence humaine et datant du néolithique, y ont été découverts. Visite du site qui regroupe des œuvres impressionnantes telle que la « mosaïque des amours ». Retour à Baeza et déjeuner dans un restaurant. Dans l’après-midi, visite de la ville avec une balade pédestre guidée dans la ville-trésor du Siècle d’or andalou. Ville romaine, capitale d’un petit royaume musulman au XIe s. elle connut son heure de gloire au XVIe siècle. En cheminant le long des étroites rues pavées de la vieille ville, dominées par les chaudes couleurs ocre de la pierre, on découvre un précieux patrimoine d’édifices Renaissance, palais seigneuriaux, églises et monastères ou édifices publics. Dîner et hébergement à l’hôtel.

3e jour : Baeza – sur le thème de la tauromachie ; excursion à Ubeda (70 km – 1 h 15).

Le matin, visite de la Finca « Orellana Perdiz » et découverte de l’activité d’élevage des taureaux. Au-delà des positions pro ou anti-taurines, on ne peut ignorer l’importance culturelle que le phénomène taurin a eu en Espagne, avec une longue tradition pluriséculaire de célébration de spectacles auxquels ont participé toutes les catégories sociales du pays et toutes les régions qui forment la complexe mosaïque territoriale espagnole. De même, d’un point de vue économique, le monde des taureaux a revêtu une grande importance. L’organisation des spectacles comme l’élevage des taureaux de combat sont des activités dont le poids économique est loin d’être négligeable. Aujourd’hui, des centaines de milliers d’hectares de terre sont consacrés en Espagne à cet élevage, dépassant considérablement les superficies dédiées à beaucoup d’autres activités agropastorales. Une des premières pratiques documentées fut l’utilisation de ces animaux par la noblesse pour s’entraîner à la guerre. En même temps, les taureaux étaient utilisés pour célébrer des festivités populaires qui voyaient la participation collective du village, soit en faisant courir les taureaux, soit en pratiquant certains jeux avec eux. Enfin, à partir du XVIIIe s. s’est produite l’institutionnalisation de la tauromachie à pied avec le développement et la réglementation des corridas. Dégustation d’un apéritif dans le domaine, puis déjeuner. L’après-midi, visite de Ubeda, et découverte de son splendide ensemble monumental Renaissance, depuis la place de Vázquez de Molina jusqu’à l’église du Salvador. Dîner et hébergement à l’hôtel.

4e jour : Baeza/Jaen/Lanjaron (180 km – 2 h 15).

Route pour Jaen. Visite du tout nouveau Musée Ibero, entièrement consacré au village ibère, sa culture et ses signes identitaires. Il permet de mieux comprendre le développement historique de l'Andalousie dans le premier millénaire avant Jésus Christ. Puis découverte du château Santa Catalina (extérieur). La partie la plus ancienne de Jaén est dominée par la forteresse arabe érigée sur le cerro de Santa Catalina. La hauteur du site permet de profiter de l'une des plus belles vues sur la ville et la vallée du Guadalquivir. Tout autour de la cour d'armes s'élèvent quatre tours de guet, et surtout le donjon qui offre de fantastiques panoramas sur la sierra de Jabalcuz et les oliveraies. À proximité de l'enceinte fortifiée a été construit le Parador de Turismo, où se déroulera le déjeuner. Dans l’après-midi, route pour Lanjaron. Ce village donne accès à la région de moyenne montagne des Alpujarras. Il est connu pour ses sources d'eau minérale qui attirent une foule de curistes. Installation à l’hôtel avec un verre de bienvenue suivi d'un dîner de tapas andalouses.

5e jour : Lanjaron – excursion en Sierra Nevada (45 km – 1 h 15).

Dans la matinée, route pour Trévelez et la Sierra Nevada via le village de Capileira, un des villages les plus agréables de la région, perché à 1 436 m, situé au pied du massif du Veleta. Balade pédestre parmi les ruelles entrelacées qui invitent à l’exploration. Continuation pour Trévelez, plus haut village habité d’Andalousie. Il se retrouve encaissé à flanc de la montagne Mulhacén (la plus haute de la péninsule ibérique – 3 481 m). Entouré de ravins et de sommets, Trevélez constitue un endroit idéal pour pratiquer la randonnée. Son noyau urbain, formé par trois quartiers nettement différenciés : la ville haute, le quartier central et la ville basse, dévale jusqu'à la rive du fleuve Trevélez où abondent les truites. Le cadre, avec son paysage de haute montagne est d'une beauté spectaculaire. La gastronomie est un point fort du lieu, notamment pour ses célèbres jambons de qualité due à l’extrême sécheresse de l’air malgré la proximité de la mer ; et sa soupe à l’ail. Visite d’une fabrique de jambon et des séchoirs suivis d’un déjeuner typique dans la fabrique. Dans l’après-midi, route pour Vélez de Banaudalla et visite de la coopérative et du musée de l’huile d’olive. Retour à Lanjaron, dîner et hébergement à l’hôtel.

6e jour : Lanjaron – excursion à Grenade (45 km – 50 mn).

Départ pour Grenade. Journée entière consacrée à la découverte de cette ville. Visite de l’Alhambra, la citadelle rouge, fleuron de l’art hispano-musulman et témoignage de l’art de vivre en Al-Andalus. Cet ensemble monumental emblématique de la ville, est inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco depuis 1984. Dans ce vaste ensemble, s'entremêlent jardins, murailles et palais érigés du XIIe au XVe siècle. C'est une ville dans la ville perchée sur une colline offrant un panorama exceptionnel sur la ville de Grenade et la chaîne montagneuse. Point d'orgue de la visite : les palais nasrides connus pour leur décoration extrêmement raffinée notamment les célèbres Cours des Lions et des Myrtes ainsi que la salle des Ambassadeurs, surmontée d’une magnifique coupole et considérée comme le chef-d’œuvre de l’Alhambra. On y remarquera l'importance de la calligraphie arabe, omniprésente sur les murs, qui vante la gloire des sultans et la beauté sans égale de leurs palais. L'Alhambra eut avant tout une fonction militaire d'où la puissance des remparts, l'Alcazaba, érigée au IXe siècle, est la partie la plus ancienne de cet ensemble. Ses deux tours, datant du XIIIe siècle, dominent la place des Citernes. Les massives portes fortifiées attestent de son caractère défensif. La visite se termine par le Generalife, ancienne résidence d’été des sultans et ses superbes jardins en terrasse avec allées de cyprès et massifs fleuris. Un endroit au charme enchanteur bercé par le bruit de l'eau qui s’écoule doucement des fontaines et des canaux. Déjeuner typique de tapas puis continuation des visites avec la découverte du quartier de l’Albaicín qui figure au patrimoine mondial en tant que témoignage exceptionnel de l’architecture vernaculaire mauresque et des populations qui l’ont habité. C’est au cœur de ce quartier que fut construite la première forteresse arabe où se réfugièrent les Maures après la conquête de la ville par les chrétiens. Invitation à la flânerie dans les ruelles bordées de maisons blanches et jardins entourés de longs murs plus connus sur le nom de carmens. De la terrasse, très belle vue sur l'Alhambra et le Generalife. Poursuite de la promenade avec la visite de la cathédrale de l’Incarnation style Renaissance et sa chapelle royale. Lieu hautement symbolique pour les Rois Catholiques qui choisirent Grenade pour dernière demeure. La cathédrale, dont l’ouvrage fut confié à Diego de Siloé, est érigée sur les vestiges de l’ancienne mosquée marquant ainsi les esprits et affirmant à jamais leur victoire définitive sur les musulmans. Dans le chœur de la chapelle royale fermée par une grille en fer forgé (œuvre du maître Bartolomé de Jaen), on trouve le mausolée où reposent Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, ainsi que Philippe le Beau et Jeanne la Folle, les parents de Charles Quint. A ne pas manquer : le maître-autel dont les bas-reliefs représentent la reconquête de Grenade. Retour à Lanjaron, dîner et hébergement à l’hôtel.

7e jour : Lanjaron – excursion à Guadix (110 km – 1 h 20).

Découverte de l’atelier de fromage de Lanjaron. Visite des installations et suivi de la fabrication. Puis dégustation. Route pour Guadix avec une première découverte panoramique. Puis, visite de la cathédrale. Edifiée entre le XVIe et le XVIIIe selon les plans de Diego de Siloé, l’intérieur témoigne de la longueur des travaux : l’imposante tour baroque, le style gothique des nefs, et le style Renaissance du tansept avec l’immense coupole à lanterne qui le coiffe. Balade dans le quartier des Grottes (Barrio de las Cueva) : enclavé dans la partie haute de Guadix, le quartier troglodytique s’étend entre des ravines, des chemins creux et de petits tertres de couleur ocre. Les maisons troglodytiques ancestrales remontant dés le Xe s. sont creusées dans le relief d’argile du bassin de Guadix ; on en dénombre 3 500 pour la plupart habitées. Déjeuner tardif puis route pour Benalua afin de visiter une cave à vin. C’est un vignoble qui a la particularité d’être en altitude, (Altiplano : 900 à 1 600 m), avec un climat continental sec, touché par de fortes variations de température entre la nuit et le jour. Ce contraste favorise le développement de l’arôme et la maturation lente, et permet ainsi d'obtenir des vins d'une grande complexité. Retour à Lanjaron et “cours de cuisine” à l'hôtel, suivi du dîner élaboré par vos soins, accompagné de la boisson traditionnelle Limonà Granaina.

8e jour : Lanjaron/Malaga/Paris (160 km de route – 2 h 30).

Départ pour Malaga et visite du musée Picasso, installé non loin de la maison natale de l’artiste. Situé dans l’élégant Palais de Buenavista, une construction du XVIe siècle style Renaissance, il était auparavant le siège du musée des Beaux-Arts. En 1939, il est classé monument national. Régi par la Fondation Musée Picasso de Malaga et la Fondation Paul, Christine et Bernard Picasso, le musée accueille des collections très intéressantes qui ont été en grande partie données par les membres de la famille. Parmi les 150 œuvres léguées par ses descendants, on compte nombre de peintures, dessins, sculptures, œuvres en céramique et gravures qui témoignent de la richesse du travail de Picasso, artiste ô combien prolifique. Déjeuner typique, puis, transfert à l’aéroport et vol pour Paris.

L'ordre des visites pourra être modifié selon les impératifs locaux.


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