À une poignée de kilomètres de Kyoto, il existe une ville où l’on marche plus lentement, où les cerfs vous croisent sans-façon et où des milliers de lanternes semblent veiller sur les sentiers.
Bienvenue à Nara.
Une ville à un autre rythme
Il suffit de quelques pas dans le grand parc de Nara pour sentir le rythme du voyage changer. Ici, plus de néons ni de foule pressée : des allées ombragées, des cerfs en liberté qui se promènent parmi les visiteurs avec une assurance tranquille, et cette impression étrange d’avoir remonté le temps.
Première capitale permanente du Japon, au VIIIe siècle, Nara a su garder ses temples et ses sanctuaires intacts, loin de l’agitation des grandes métropoles. On y vient pour ses trésors, mais on y reste pour son atmosphère, pour la douceur de cette petite ville où chaque détour réserve une surprise, qu’il s’agisse d’un torii surgissant entre les arbres ou d’un cerf curieux qui s’approche pour réclamer une friandise.
Kasuga Taisha, l'allée des lanternes
Le sanctuaire de Kasuga Taisha, fondé au VIIIe siècle, est sans doute l’un des plus beaux moments de la visite. On y accède par une longue allée bordée de lanternes de pierre, puis l’on découvre ses galeries vermillon d’où pendent des lanternes de bronze : près de 3 000 au total, qui, selon la tradition, s’allument lors de festivals à certaines dates de l’année et transforment alors le sanctuaire en un décor de féerie. Même hors de ces moments, la lumière filtrant à travers les arbres et les reflets rougeâtres sur le bois donnent à ces allées une atmosphère de recueillement dont on ressort apaisé.
Le Todai-ji et son Grand Bouddha
Et puis il y a le Todai-ji, dont l’immense pavillon en bois abrite l’une des plus grandes statues de Bouddha en bronze du monde. On s’arrête d’abord devant sa porte monumentale, impressionnante par ses proportions, puis on entre pour lever les yeux vers le Grand Bouddha, dont la taille laisse sans voix. On termine souvent la journée par une flânerie dans le quartier traditionnel de Naramachi, avec ses ruelles bordées de maisons en bois, où l’on peut s’arrêter pour déguster une boisson chaude ou découvrir une boutique d’artisanat avant de reprendre la route.
Nara au fil des saisons
Nara se visite toute l’année, mais elle ne se montre pas de la même façon selon le moment. Le printemps et l’automne sont les saisons les plus prisées : les cerisiers en fleurs, généralement début avril, et les érables rougeoyants, plutôt vers la fin novembre, donnent au parc et aux abords des temples leurs plus belles couleurs, mais aussi leur plus grande affluence. L’été est chaud et humide, avec des précipitations importantes sur l’île d’Honshu, où se trouve Nara, ce qui rend les promenades plus pesantes, mais la ville y reste vivante. L’hiver, plus doux et plus sec qu’on ne l’imagine, offre le calme et la lumière franche qui conviennent aux sanctuaires, et il coïncide avec l’un des plus beaux moments de Kasuga Taisha : début février, lors de la fête de Setsubun, les lanternes du sanctuaire sont allumées, tout comme à la mi-août pour la fête des lanternes d’été. Choisir sa saison, c’est donc choisir son Nara : fleuri, doré, silencieux ou illuminé.
Nara est au programme de deux de nos circuits : Circuit au Japon : Au pays du Soleil levant et Circuit au Japon : Japon essentiel